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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 00:00

 

Clément IV

Armoiries pontificales de Clément IV

 

{{{légende}}}

(Gui Foucois ou Foulques ou Foucault)

 

né un 23 novembre à la fin du XIIe siècle à Saint-Gilles, près de Nîmes

mort le 29 novembre 1268 à Viterbe, Italie

 

183e pape de l'Église catholique.

 

Son pontificat s’étendit du 5 février 1265 au 29 novembre 1268)

 

Gui Foulques, troubadour, avocat, grand juriste, fut marié et eut des enfants (et une descendance attestée jusqu'à nos jours) avant d'entrer, veuf, dans les ordres, et d'entamer une carrière au service de l'Église. 

 

Il fut évêque du Puy, honoré d’une prébende de chanoine au Chapitre noble de Brioude (1259)

 

puis archevêque de Narbonne.

 

Conseiller de saint Louis, il devint pape sous le nom de Clément IV

 

Durant ses trois ans et demi de pontificat, il mena une politique ambitieuse et fut l'ami de saint Thomas d'Aquin.

 

La famille de Clément IV : ses parents, sa descendance 

Louis Foulques ou Foucault, dit Fulcodi, bourgeois de Saint-Gilles dans le Gard, juriste, eut de son épouse Marie Laure Salvanhiac, plusieurs enfants :

  • Gui, qui suit,
  • Nicolas, curé de Saint-Gilles,
  • Marie, épouse de Laurent Forton,
  • Jeanne, épouse de Pierre Sauvaire,
  • Anne, épouse de Louis Gros qui eurent des enfants dont Pierre Gros, curé de Saint-Gilles, auquel son oncle Gui, alors pape, écrivait le 7 mars 1265 : « Nous ne voulons pas que Cécile et Mabilie, nos filles, aient d'autres époux que ceux qu'elles auraient pu avoir si nous étions demeuré simple clerc ! »… et il réduisit de plus les prébendes de ce neveu ecclésiastique à une seule afin de ne pas être taxé de népotisme.

Gui Foulques, dit Fulcodi, dit le Gros, est né à Saint-Gilles (Gard), près de Nîmes, Languedoc, le 23 novembre 1190. Il est mort le 29 novembre 1268, dans le palais des papes de Viterbe en Italie.

Il avait épousé par contrat du 16 janvier 1239 Margueritte Ruffi, fille de Jacques et de Cécile du Sault. Plusieurs enfants sont nés de cette union. En 1265, il ne restait que :

  • Mabilie qui devint religieuse à Nîmes après 1267 et qui mourut en 1307 d'après les documents cités ci-dessus,
  • Cécile Fulcodi qui épousa par contrat du 2 février 1274 son cousin Pierre Ruffi. De cette union naquirent plusieurs enfants dont Guidon Ruffi, dont la descendance se perpétue à ce jour.

Les informations généalogiques sur la descendance du pape Clément IV proviennent des pièces du procès qui a été instruit pour son héritage, commencé vers 1272 et terminé seulement en 1339. Une grande partie de ces pièces sont reproduites dans le cartulaire de l'évêché de Maguelone. Ces pièces citent plus de 60 personnes apparentées au pape Clément IV.

L'œuvre de Clément IV avant son pontificat 

Docteur en droit civil, il devint un professeur et avocat renommé.Il enquête en Venaissin pour le compte d'Alphonse de Poitiers (fin 1253-début 1254) Veuf, il fut ordonné prêtre en 1255 et fut nommé archidiacre du Puy, curé de Saint-Gilles puis évêque du Puy en 1257, archevêque de Narbonne en 1259. Conseiller de Saint Louis, en un temps garde du sceau, conseiller du pape Urbain IV, il fut créé cardinal évêque de Sabine en 1261. Légat en Angleterre pour une médiation entre Henri III et ses prélats et barons en 1264, il était en voyage lorsqu'il fut élu pape (le 183e) après la mort d'Urbain IV. Il rentra alors à Pérouse en Italie, déguisé en moine, avant de coiffer la tiare, le 5 février 1265, sous le nom de Clément IV.

L'œuvre de Clément IV pendant son pontificat 

La principale affaire de son pontificat fut la réalisation de la dévolution, désirée par Urbain IV, du royaume de Sicile à Charles d'Anjou, frère du roi de France Louis IX, chargé de tenir tête aux ambitions impérialistes de Manfred de Hohenstaufen, fils naturel de l'empereur Frédéric II de Hohenstaufen, et du parti gibelin. Après la mort de Manfred en 1266 à la bataille de Bénévent, le pape intervint dans l'élection de Conradin, neveu de Manfred et dernier descendant de Frédéric II. Mais après que Charles d'Anjou eut fait exécuter Conradin, Clément IV se vit contraint de s'opposer aux ambitions de Charles. Dans le même temps, il favorisa le double mariage qui lia les familles de Hongrie et de Sicile.

Cette politique ambitieuse mais onéreuse, qu'accompagnait une ferme reprise en main de l'Église par la Curie, fit de Clément IV l'un des créateurs de la fiscalité pontificale et de ce qui en est déjà la condition nécessaire, la réserve au Saint-Siège de la collation des bénéfices ecclésiastiques.

Clément IV devait être sur le trône de saint Pierre le plus intransigeant des rigoristes et le plus théocratique des papes du XIIIe siècle, agissant quasi simultanément sur tous les plans, continuant l'oeuvre de ses prédécesseurs Grégoire IX et Urbain IV, mais en la poussant jusqu'à son extrême logique :

Il autorise la torture dans les causes d'hérésie (3 novembre 1265), privilégie les dominicains et leur confie la direction de la lutte contre l'hérésie. A l'égard des juifs relaps, il ordonne des châtiments allant jusqu'à la mort, et exhorte Saint Louis à établir contre les blasphémateurs des peines temporelles capables de leur inspirer la terreur.

Clément IV et l'Islam 

À la fin du XIIIe siècle, de nombreux musulmans étaient installés en Espagne, terre historiquement chrétienne.

Dans cette Espagne soumise à des souverains catholiques, les mudéjares vivent dans leurs aljamas. Les plus nombreux demeurent dans la vallée de l’Èbre et la région de Valence. Mais le roi d’Aragon se vit admonester par le pape Clément IV qui exprima le fond de la pensée catholique sur la question : « ... On a des exemples de la dangereuse affaire qu’est d’avoir des musulmans dans vos domaines... Il est certes aussi raisonnable de garder chez soi des ennemis si perfides et malfaisants, ou même de les avoir pour voisins que de se mettre un serpent dans le giron ou le feu dans son sein... Votre Créateur ... souffre pendant que ces musulmans célèbrent le nom de Mahomet parmi les chrétiens... Vous devenez votre propre adversaire si vous persécutez les musulmans dans leurs propres terres, mais les protégez patiemment dans les vôtres. Une fois tout cela débattu... il est indubitable qu’il serait conforme à vos excellentes œuvres que vous exiliez ces gens hors des frontières de vos domaines[1]. »

Le pape a parlé, il ne peut y avoir de musulmans en royaume chrétien.

Clément IV et Roger Bacon

Roger Bacon, moine franciscain et scientifique de renom, fut le premier à s’apercevoir de l’erreur du calendrier Julien par rapport à l’année solaire. Il proposa en 1264 à Clément IV de le rectifier. Il avait en effet une grande estime pour Clément IV, son protecteur. Par ailleurs, ses observations astronomiques lui valant d’être accusé de magie et suscitant la haine de ses contemporains, Clément IV lui demanda un exposé détaillé de ses inventions. Roger Bacon lui envoya quelques instruments de mathématiques qu’il avait inventés, ainsi que son œuvre maîtresse, l'Opus majus, ouvrage dans lequel il défend une réforme nécessaire des sciences, et qui apparaît comme une encyclopédie regroupant la grammaire et la logique ainsi que les mathématiques et la physique.

Clément IV et le népotisme 

Peut-être par réticence envers le népotisme déjà installé à la Curie, Clément IV est l'un des rares papes à n'avoir créé aucun cardinal.

Clément IV a passé les deux dernières années de sa vie à Viterbe, en compagnie de saint Thomas d'Aquin, dont la Somme théologique s'imposera durant tout le Moyen Âge.

Ses contemporains ont loué son ascétisme, sa lutte contre la corruption en général et le népotisme en particulier. Il était réputé doux et désintéressé.

Mort de Clément IV : origine de l'isolement du conclave 

L'élection d'un pape se déroule depuis 1271 à l'écart de toute pression extérieure, le conclave (cum clave : sous clef) étant coupé du monde.

Cet isolement existe depuis qu'en 1271 à Viterbe, les cardinaux ne parvenant pas à se mettre d'accord pour trouver un successeur à Clément IV au bout de trois ans de délibérations, ont été enfermés et mis au pain sec et à l'eau pour les inciter à élire rapidement un nouveau pape.

L'élu, Grégoire X, a érigé cette pratique en règle, à l'exception du pain et de l'eau.

Lien avec la prophétie dite de Saint Malachie

Devise 22 dans la prophétie de saint Malachie : « Draco depressus » (Le dragon vaincu)

Selon un certain nombre d'auteurs, les armes de Guy Foulques représentaient un aigle tenant dans ses serres un dragon. Il semble que cette lecture soit fautive car deux exemplaires de son sceau, conservés aux Archives nationales (J. 340 no 23 et J. 473 no 13ter) représentent un bras gauche au poing fermé, placé horizontalement et sur lequel sont superposés trois épis disposés en gerbe (Robert-Henri Bautier).

La maison natale de Clément IV 

Sa maison natale dite « Maison Romane » a été restaurée au XIXe siècle et est classée monument historique[2].

Le tombeau de Clément IV à Viterbe

Clément IV est le premier de tous les papes qui ait eu des armoiries sur son tombeau, à Viterbe.

  • Encyclopédie des papes de Stéphane Arthur et Michel Bonnet
  • Dictionnaire chronologique des papes de Pierre Norma
  • Dictionnaire de la France médiévale de Jean Favier
  • Cercle Généalogique du Languedoc
  • Robert-Henri BAUTIER, "Un grand pape méconnu du XIIIe siècle : Clément IV (Gui Foucois)" dans Bulletin du Club Français de la médaille n° 81, p. 34-42, avec photographies des sceaux.
  • Biographie "Le pape, le roy et l'alchimiste : Clémént IV - saint Louis - Roger Bacon" par Laurent Ryder
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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 00:00
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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 00:00
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23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 00:00

Guichard d'Aubusson

Député de la Sénéchaussée de Carcassonne

aux Etats-Généraux de 1484-1485


Évêque de Carcassonne (1476-1497)

Évêque de Cahors (1474-1476)

Décédé le 23 novembre 1497  en Limousin

Parents

Renaud d'Aubusson, seigneur du Monteil (Renaud IX d'Aubusson)

 Marguerite de Comborn

Louis de Bourbon, duc d'Anjou est un descendant à la 17e génération d'un cousin de Guichard d'Aubusson.

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22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 00:00

Blason  

« Gloria tua, Sapientia mea »

Image illustrative de l'article Jean-Louis Bruguès

 

Jean-Louis Bruguès

 

né le 22 novembre 1943 à Bagnères-de-Bigorre (France)

 

religieux dominicain français

 

archevêque-évêque émérite d'Angers et actuel archiviste et bibliothécaire de la Sainte Église romaine

 

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19 novembre 2016 6 19 /11 /novembre /2016 00:00

 

Vitellozzo Vitelli

Évêque de Carcassonne (1567-1568)

Né en 1531 à Città di Castello, province de Pérouse en Ombrie

Décédé le 19 novembre 1568 à Rome, Italie à l'âge de 37 ans

Parents

Alessandro Vitelli, Signore dell'Amatrice 1500-1554

Angela Rossi di San Secondo +1573

Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale1557
Administrateur de Carcassonne (à partir 1567)
Préfet du Tribunal suprême de la Signature apostolique
Camerlingue de la Sainte Église romaine (à partir 1564)
Administrateur d'Imola (en 1560 et 1561)
Évêque de Città di Castello (de 1554 à 1560)

Biographie

Vitellozzo Vitelli fut évêque de Città di Castello (de 1554 à 1560), d'Imola (en 1560 et 1561) et de Carcassonne (à partir 1567) et membre de la Curie romaine.

Le pape Paul IV le nomma cardinal le 15 mars 1557.

Il fut cardinal camerlingue de l'Église catholique du 17 novembre 1564 au 19 novembre 1568.

Comme son homonyme le condottiere Vitellozzo Vitelli, il fait partie de la famille Vitelli de Città di Castello.

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18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 00:00
 
Alain-Émile Baptiste Planet


 né le 18 novembre 1948 à Privas en Ardèche

 évêque français, évêque du diocèse de Carcassonne et Narbonne depuis 2004.
 

Biographie 

Formation

Après avoir suivi des études de lettres et de droit à l'Université de Grenoble, Alain Planet est titulaire d'une licence et d'un CAPES en lettres modernes.

 

Il a été professeur de lettres, puis directeur du lycée Saint-Maurice à Romans.

 

Il est ensuite entré au séminaire Saint-Irénée à Lyon et a suivi un cursus à la faculté de théologie de Lyon où il a obtenu une maîtrise en théologie.

Principaux ministères

Il a été ordonné prêtre le 24 mai 1981 pour le diocèse de Valence.

 

Après avoir été pendant 7 ans délégué épiscopal en charge de l'aumônerie de l'enseignement public de Valence, il a été responsable de la pastorale des vocations et de la pastorale sacramentelle et liturgique du diocèse tout en ayant un ministère paroissial à Valence.

 

En 1999, il devient délégué épiscopal pour le diaconat permanent.

Planet3.jpg

 

Nommé évêque de diocèse de Carcassonne le 28 juin 2004 pour la fête de saint Irénée, il a été consacré le 19 septembre de la même année.

 

Il fut membre du Conseil permanent de la Conférence des évêques de France.

 

 

Alain Mgr Émile Baptiste Planet

Évêque de Carcassonne et Narbonne

Diocèse de Carcassonne

Mgr Alain Planet - Diocèse de Carcassonne


183140carcassonne_narbonne.jpg
La vie des diocèses
Diffusé le 13/06/2008
 Durée :26 mn
LA VIE DES DIOCESES
Mgr Alain Planet - Diocèse de Carcassonne et Narbonne

 

 

LA VIE DES DIOCèSES
Mgr Alain Planet - Diocèse de Carcassonne et Narbonne
Diffusé le 15/04/2011 / Durée 26 mn

Le synode de 2007 lancé par Mgr Alain Planet dans son diocèse de Carcassonne et Narbonne voit ses premiers fruits. Comment entrer en état de mission permanente sur un territoire où peu participent à la messe dominicale ? La mise en place des équipes missionnaires de proximité est l'un des grands chantiers dans les 14 grandes paroisses rurales de l'Aude. Cette émission vous propose de découvrir une de ces équipes du côté de Limoux, à quelques kilomètres de la Cité aux remparts. Autre initiative à l'honneur : les pôles de solidarité. Le travail des chrétiens de la Mission de la Mer de Port-la-Nouvelle en est un bon exemple. Mgr Planet revient sur ces initiatives et sur les chantiers en cours dans ce département marqué par le laïcisme.

 


Événements

DateÂgeÉvénementTitre
18 Nov 1948 Privas
24 Mai 198132,5Ordonné prêtrePrêtre de Valence (Die, e Saint-Paul-Trois-Châteaux), France
28 Jun 200455,6NomméÉvêque de Carcassonne, France
19 Sep 200455,8Ordonné évêqueÉvêque de Carcassonne, France
S'il vous plaît communiquer avec l'évêque dans le diocèse de Carcassonne et Narbonne.

 

  • un prêtre pour 28,84 ans
  • un évêque 5,52 ans
Lineage épiscopale / succession apostolique:

 

============
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12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 00:00

Christophe de l'Estang

maître de la Chapelle du Roy en 1600 et évêque de Carcassonne en 1602

 

 

 

 

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4 novembre 2016 5 04 /11 /novembre /2016 00:00

 

Le cardinal anglais Thomas Wolsey

 

archevêque d’York et ancien chancelier d’Angleterre, tombé en disgrâce du roi Henri VIII pour avoir échoué dans l’obtention de son divorce de la reine Catherine d’Aragon de la part du Pape, est arrêté par ordre du Parlement sous l’accusation de haute trahison.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_Wolsey

 

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4 novembre 2016 5 04 /11 /novembre /2016 00:00

Blason de Jules Saliège
« À l'ombre de la Croix »
http://nucnuc.files.wordpress.com/2009/02/saliege.jpg
 Jules Saliège

 cardinal français, archevêque de Toulouse

né à Mauriac au lieu-dit Crouzit Haut le 24 février 1870

 mort à Toulouse le 4 novembre 1956

 homme d'Église, évêque, puis archevêque de Toulouse et cardinal, particulièrement connu pour ses prises de position pendant l'Occupation, où il dénonça les déportations de Juifs, le STO ou les exactions nazies.

Sans avoir jamais rejoint la Résistance proprement dite, il fut reconnu « compagnon de la Libération » par le général de Gaulle.

 Il a reçu la distinction de « Juste parmi les nations »

 Sa devise : « À l'ombre de la Croix »

Biographie 

L'archévêque de Toulouse 

Ordonné prêtre en 1895, il devient supérieur du Grand Séminaire de Saint-Flour dès 1897, fonction qu'il abandonne en 1914 pour devenir aumônier militaire. À la fin de la guerre, il est nommé évêque de Gap, puis devient archevêque de Toulouse en 1928. Arrivant après des prélats d'allure aristocratiques, affecté d'une maladie (paralysie du bulbe rachidien) qui le handicape fortement à l'oral, son caractère et ses méthodes abruptes choquent une partie de son entourage, mais permet le développement de l'action catholique. Selon l'historien Germain Sicard, Jules Saliège était « hanté par la déchristianisation..., la baisse de la moralité, la recherche du plaisir et de la vie facile. » Il est élu mainteneur de l'Académie des Jeux floraux en 1932. Il a des rapports protocolaires corrects avec la municipalité socialiste de Toulouse mais ne s'engage politiquement pas particulièrement avant la guerre.

Du soutien à Pétain à la condamnanation de la déportation 

Il condamne assez tôt l'antisémistisme. Dès le 12 avril 1933, donc peu de temps après l'arrivée d'Hitler à la chancellerie en janvier de la même année, il prend la parole dans une réunion au Théâtre du Capitole pour la défense des juifs menacés par la montée du nazisme.[citation nécessaire] Le 19 février 1939, avec son ami Bruno de Solages (1895-1983), recteur de l'Institut catholique de Toulouse, il rappelle avec fermeté que l'Église condamne le racisme, erreur dont le pape Pie XI a montré en 1937 dans l'encyclique Mit brennender Sorge qu'elle est fondamentalement contraire aux enseignements de l'Évangile.

La région de Toulouse est un centre important des réfugiés lors de la débâcle (Léon Blum y est arrêté). L'église contribue à l'effort de réception des civils et le cardinal reçoit en 1940 le Maréchal Pétain à Toulouse, affirmant son respect pour le Régime de Vichy contrairement à Mgr de Solages qui n'hésitait pas dès 1940 à proclamer qu'il préférait une France victorieuse même conduite par Léon Blum et les Francs-Maçons à une France vaincue gouvernée par le Maréchal Pétain.[réf. nécessaire]

Dès mars 1941, Mgr Saliège agit pour aider matériellement les détenus (majoritairement étrangers) des camps de Noé et du Récébédou.

Repéré à Londres comme un des archevêques qui s'oppose aux Allemands et à la collaboration, il reçoit une lettre du général de Gaulle[1] qui lui demande comme à d'autres prélats un geste montrant un certain désalignement de l'église sur les autorités de la France collaborationniste.

Une condamnation sans ambiguité des persecutions antisémites

Le 23 août 1942, il ordonne la lecture dans toutes les paroisses de son diocèse d'une lettre pastorale intitulée Et clamor Jerusalem ascendit.

« 

LETTRE DE S.E. MONSEIGNEUR SALIEGE ARCHEVEQUE DE TOULOUSE SUR LA PERSONNE HUMAINE
Mes très chers Frères,
Il y a une morale chrétienne, il y a une morale humaine qui impose des devoirs et reconnaît des droits. Ces devoirs et ces droits, tiennent à la nature de l’homme. Ils viennent de Dieu. On peut les violer. Il n’est au pouvoir d’aucun mortel de les supprimer.
Que des enfants, des femmes, des hommes, des pères et des mères soient traités comme un vil troupeau, que les membres d’une même famille soient séparés les uns des autres et embarqués pour une destination inconnue, il était réservé à notre temps de voir ce triste spectacle.
Pourquoi le droit d’asile dans nos églises n’existe-t-il plus ?
Pourquoi sommes-nous des vaincus ?
Seigneur ayez pitié de nous.
Notre-Dame, priez pour la France.

Dans notre diocèse, des scènes d’épouvante ont eu lieu dans les camps de Noé et de Récébédou. Les Juifs sont des hommes, les Juives sont des femmes. Tout n’est pas permis contre eux, contre ces hommes, contre ces femmes, contre ces pères et mères de famille. Ils font partie du genre humain. Ils sont nos Frères comme tant d’autres. Un chrétien ne peut l’oublier.
France, patrie bien aimée France qui porte dans la conscience de tous tes enfants la tradition du respect de la personne humaine. France chevaleresque et généreuse, je n’en doute pas, tu n’es pas responsable de ces horreurs.
Recevez mes chers Frères, l’assurance de mon respectueux dévouement.
Jules-Géraud Saliège
Archevêque de Toulouse
13 août 1942

À lire dimanche prochain, sans commentaire.

 »

Pierre Laval, sous prétexte que les Allemands risquent de remettre en cause l'autonomie relative de la zone non occupée, fait interdire sa publication par arrêté préfectoral, mais la lecture de cette lettre continue d'être faite dans d'autres paroisses de France, puis diffusée par le Vatican et sur les ondes de la B.B.C. à Londres (le 31 août avec la voix de Maurice Schumann et le 9 septembre avec celle de Jean Marin). Les Français pouvaient relire le texte dans La Semaine Catholique. Le chef du gouvernement convoque le secrétaire de la nonciature du Vatican pour demander, mais en vain, la mise à la retraite de Mgr Saliège. Plusieurs des pairs de Saliège, comme Mgr Auvity à Mende, bloquent la diffusion de sa lettre pastorale dans leur diocèse, pour obéir à l'interdiction du gouvernement. En revanche, Mgr Pierre-Marie Théas à Montauban fait lui aussi diffuser des instructions à lire dans toutes ses paroisses pour condamner l'antisémitisme, ou encore, plus tard, au printemps 1943, contre l'institution du Service du travail obligatoire à laquelle s'oppose également Saliège.

Son attitude d'opposition aux persécutions racistes est assez isolée dans un épiscopat français qui reste largement pétainiste. Seuls cinq évêques sur plus d'une centaine ont protesté publiquement contre les rafles antisémites; parmi eux, toutefois le poids du cardinal Gerlier, primat des Gaules, ou de Mgr Delay à Marseille le protègent d'une répression immédiate. le gouvernement craint qu'une telle position ne trouve des échos chez beaucoup de catholiques suivant en cela la position officielle de l'Église qui avait proclamé avant la guerre que le racisme et le régime nazi sont profondément en opposition avec le christianisme.

Une action risquée 

Avec Mgr Bruno de Solages, l'archevêque de Toulouse contribue à protéger de nombreux juifs et proscrits, les place dans des lieux sûrs aux alentours de Toulouse. En 1943, un certain nombre de prêtres de l'Église catholique s'efforcent demandent aux curés de leurs paroisses de fournir de faux certificats de baptême. Mobilisant diverses congrégations et réseaux, l'aide apportée s'amplifie, dans le diocèse de Toulouse comme en bien d'autres endroits : filières d'évasion, passages en Espagne par des circuits pyrénéens, documents d'identité, cartes de textile, faux certificats de baptême, camouflage des jeunes dans les écoles catholiques et les couvents. À Montauban, ce sont les Bénédictines de Mas-Grenier, les sœurs d'Auvillar, de l'Institut Jeanne d'Arc, l'Institut Familial, le Petit séminaire, le Refuge. Le capucin Dom Marie-Benoît (Pierre Péteul) réussit à sauver environ 4 000 personnes.

Même s'il protège les proscrits, Mgr Saliège prend plusieurs fois position pour condamner les actes d'agression contre les forces d'occupation allemandes, considérant, selon la tradition de l'Église, que l'Armistice qui a été signé doit être respecté, et que par ailleurs, les populations civiles ne doivent pas intervenir dans les guerres. D'autres prélats agirent surtout par motivation humaniste et par devoir de charité, sans vouloir manifester leur opposition au gouvernement de Vichy ni à l'occupant.

C'est son action de protection des juifs qui convainc la Gestapo finalement de l'arrêter le 9 juin 1944, comme à l'été 1944 elle déporte à Dachau Mgr Piguet le très pétainiste évêque de Clermont-Ferrand, hostile à la Résistance durant toute l'Occupation, pour son action charitable en faveur des juifs pourchassés (qui reçut le titre de « Juste parmi les nations » à titre posthume en 2001). Jules Saliège ne doit son salut qu'à son état de santé, une paralysie du bulbe rachidien, et à son âge, ainsi qu'à la protestation vigoureuse de la religieuse qui se trouvait auprès de lui. L'officier allemand chargé de son arrestation se retira en bafouillant qu'il allait demander de nouvelles instructions, et ne revint jamais. D'après le témoignage d'un résistant, Charles d'Aragon, Mgr Saliège manifesta du dépit de voir s'éloigner de lui la palme du martyre.

Un symbole moral à la Libération 

À la Libération, son autorité morale et son action lui valent la reconnaissance du général de Gaulle, qui le fait compagnon de la Libération. L'archevêque profite de son statut pour s'élever contre les injustices et les violences commises à la fin de la guerre par les partisans:

« On tue l'homme qui déplaît. On tue l'homme qui n'a pas des opinions conformes. On tue sans jugement; on tue avec jugement. On tue en dénonçant; on tue en calomniant. On tue en jetant dans la rue, par la radio, par la presse des paroles de haine (...) Tous les terroristes sont inhumains et condamnés par le monde chrétien. »

Après la Libération, Mgr Saliège devient cardinal lors du consistoire du 18 février 1946, et compagnon de la Libération (décret du 7 août 1945). Le préfet de la résistance, Pierre Bertaux, reçut à Toulouse le nonce Roncalli qui lui signifia d'abord que le pape Pie XII refusait la création d'un cardinal que son handicap empêcherait de se déplacer selon les formes à Rome, « le pape et nul autre ne pouvant remettre la barrette » de cardinal. Les autorités du gouvernement provisoire (ainsi sans doute que le nonce) firent savoir qu'il s'agissait d'une erreur majeure pour l'image de l'Église dans la France de la Libération. Le pape envoya le nonce à Toulouse pour remettre le chapeau de cardinal à l'archevêque. Dans son discours, le préfet souligna avec malice sa satisfaction de voir que c'était le nonce « lui et nul autre » qui créait cardinal Jules Saliège.

Jules Saliège reçoit le titre de « Juste parmi les nations » par le mémorial de Yad Vashem, au nom d'Israël. Plusieurs lieux de la région toulousaine portent son nom. On recense ainsi un square à Toulouse, près de la cathédrale Saint-Étienne, un lycée post-baccalauréat (Prépas et BTS) à Balma, un espace culturel à Baziège.

  1. lettre conservée au musée de la résistance de Toulouse

Bibliographie 

  • Un évêque français sous l'occupation, extraits des messages de S. Exc. Mgr Saliège, archevêque de Toulouse, Éditions ouvrières, Paris, 1945.
  • Jean-Louis Clément, Monseigneur Saliège, archevêque de Toulouse 1929-1956, Beauchesne, 1994.
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Published by Yann Sinclair - dans CARDINAUX
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